Le tapis marocain du Haut Atlas

Partager

Dans le Haut Atlas, chaîne montagneuse du centre du Maroc, le tissage du tapis a quelque chose de spécial. Ce n’est pas une simple activité à but lucratif mais un véritable loisir pour les femmes qui tissent durant leurs temps libres, entourées de leurs voisines ou amies.

Haut Atlasb

Le tissage du tapis marocain est un art car il demande de l’imagination de la part de l’artisane qui crée de tête le schéma d’ensemble du décor du tapis. Elle le mémorise et tisse son tapis sans plan ni maquette pour une beauté imaginée.

Tapis marocain "glaoui" avec bandes à tissage ras - © Sajada
Tapis marocain « glaoui » avec bandes à tissage ras – © Sajada

Les tapis du Haut Atlas sont communément connus sous les noms de tapis Glaoui, tapis de Taznakht et tapis de Ait Ouaouzguite. Il existe cependant une grande variété de tapis dans cette région du Maroc. Certains sont composés d’une multitude de champs ornés de motifs géométriques ou figuratifs alors que d’autres présentent un grand champ central orné d’un médaillon. Les techniques de tissage varient également puisque certains sont à poils ras et d’autres à points noués.

Tapis étendus dans un village de la vallée de l'Ourika, Haut Atlas - © Etan J. Tal
Tapis étendus dans un village de la vallée de l’Ourika, Haut Atlas – © Etan J. Tal

Néanmoins, le Haut Atlas est surtout connu pour ses tapis alliant trois techniques de travail différentes. Il s’agit de tapis à points noués scindés en compartiments séparés par des bandes de tissage ras, elles mêmes brodées. Ce type de tapis d’une grande richesse artistique est spécifique à cette région du Maroc.

Tapis marocain "glaoui" avec parties nouées, tissées et brodées - © Sajada
Tapis marocain « glaoui » avec parties nouées, tissées et brodées – © Sajada

Les tapis marocains du Haut Atlas sont traditionnellement tissés sur des métiers en bois à haute lisse (verticaux) que l’on appelle « asta ». Les artisanes tissent entre trois à cinq fils puis entassent le tout avec un peigne appelé « tasaka ». Après avoir tissé une surface de 2 à 3 cm, l’artisane coupe le surplus de laine avec des ciseaux spécialement conçue pour égaliser la hauteur du velours.

Le nœud utilisé dans la confection du tapis marocain du Haut Atlas porte le nom d’une petite ville de Turquie, Ghiordès. C’est en effet le nœud appliqué dans la confection des tapis d’Asie mineure.

© Zephyris
© Zephyris

Le rythme de tissage avec des nœuds préalablement découpés est très lent. Patience et passion sont ainsi nécessaires.

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

11 thoughts on “Le tapis marocain du Haut Atlas

  1. Effectivement Aurélie, le tapis est tout un ART au Maroc ( comme quoi il n’y a pas que les tapis iraniens ) . Chaque vallée, chaque village voir chaque famille a son style, son langage .. de nombreux tapis à voir au Musée de Marrakech et au Musée Berbère ( Jardin Majorelle) Autre détour sympa … le souk des tapis (souk rabia ) dans la medina de Marrakech qui donnera l’occasion de voir des centaines de tapis, de boire un thé offert et de palabrer des heures ..si on en a la patience 😉

  2. C’est amusant de voir que les tapis sont hauts en couleurs alors que l’habitat tend à se fondre dans le paysage. Contraste intéressant.
    Une petite question qui est à la limite du hors sujet : pourquoi y a t’il des grilles aux fenêtres des étages supérieurs ?

  3. J’adore tellement ce genre de tapis ! Et votre photo avec tous les tapis mis à sécher me rappel mon enfance hihi
    Je me rappelle de ma grand-mère lorsqu’elle faisait ses propres tapis, il ne fallait pas la déranger pendant son tissage. J’aurai voulu qu’elle m’enseigne les techniques.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise KeywordLuv.