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Les artisanes tunisiennes et marocaines utilisent de la laine de mouton pour la fabrication de leurs tapis ou kilims (klims). La laine se teint facilement et permet la création de tapis à points noués ou de tapis colorés à poils ras de haute laine, les tapis berbères. Pour chaque tapis, l’ensemble du travail est réalisé à la main depuis la tonte de la laine au tissage, en passant par le tri de la laine, le lavage, le cadrage et la filature. Le travail artisanal de la laine est exclusivement féminin, en Tunisie comme au Maroc.

Dans un premier temps, la tisseuse tunisienne ou marocaine prépare la laine brute qui est débarrassée de ses impuretés telles que les morceaux de pailles ou les saletés, puis étendue au soleil.

Dans un second temps, la tisseuse lave la laine afin de la dégraisser et d’en éliminer le suint en la trempant dans de l’eau mélangée à de l’argile, puis la tape avec une planche en bois ou une branche de palmier. La laine est ensuite rincée abondement à l’eau. En général, cela se passe durant les soirées d’été dans des cours d’eau ou des sources d’eau naturelles. C’est une occasion de fête pour les femmes tunisiennes et marocaines qui organisent des soirées en lavant la laine à tour de rôle. La laine est ensuite bien nettoyée tant qu’elle est humide, égouttée, puis séchée au soleil.

Les tisseuses de tapis ou vêtements procèdent ensuite au tri de la laine en fonction de la couleur, de la finesse et de l’âge du mouton. Cela déterminera en effet la finalité de l’utilisation de la laine. Si la laine est fine et blanche, elle sera utilisée pour la fabrication de jebbas (jellabas) ou barnous (manteau en laine long avec une capuche et sans manche), ou les couvertures pour les trousseaux des jeunes filles. La laine plus épaisse sera utilisée pour la confection des tapis (points noués, tapis berbères kilims (klims) et mergoums (margoums)).

Il convient ensuite de mélanger et d’adoucir la laine afin d’obtenir une couleur homogène et de la rendre plus souple et plus facile à travailler. Les femmes utilisent pour cela un peigne en fer appelé « mchot ».

Le cardage de la laine se fait ensuite manuellement. Il s’agit d’une étape nécessaire pour préparer la laine au filage. Il existe alors deux modes de cardage en fonction de l’utilisation du fil. Si l’on souhaite obtenir des rouleaux fins de laine, les femmes font passées la laine entre deux plaques de bois pourvues de plusieurs rangées d’aiguilles en fer. Si l’on souhaite obtenir une mèche parfaitement lisse nommée « bous », la laine est peignée sur une planche en bois au bout de laquelle sont fixées deux rangées d’aiguilles en fer. Cette opération est cependant réservée aux femmes les plus expérimentées.

Les femmes procèdent ensuite au filage de la laine. Il existe deux modes de filage, différents pour les fils de chaîne ou de trame. La laine destinée au tissage est préparée en petits rouleaux puis tirée tout en formant des rotations à l’aide d’une quenouille appelée « maghzel ». Le diamètre du fil est défini en fonction du produit à tisser. Les fils de laine fins sont destinés à la confection des habits (jebba ou barnous), les fils de laine moyens pour les couvertures, et les plus épais pour les tapis (noués, mergoums ou margoums, tapis berbères kilims (klims)). La laine destinée aux fils de trame est filée avec un autre type de maghzel qui transforme la laine en fil assez fin qui sera tendu sur le métier à tisser.

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