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Le terme arabe « zarbia », qui signifie « tapis », revêt les significations de « parterre fleuri » ou de « ce qui est tendu au sol et sur lequel on prend appui ». La forme berbère du mot est « tazerbyt », mais le mot « qtifa » est également employé au Maroc, qui désigne le tapis à haute laissé tissé par les femmes des régions montagneuses chez les Aït Ouaouzguite et les Marmoucha.

Le tapis marocain se différencie du tapis tunisien ou algérien par le fait que le Maroc n’a pas appartenu à l’Empire ottoman et qu'il a donc vécu plusieurs siècles en retrait de ses voisins. De façon passagère, la mode turque s’immisça au Maroc sous Ahmed el Mansour entre 1578 et 1603, mais les relations commerciales du Maroc s’établissaient principalement avec l’Europe. L’ingérence des puissances européennes devint de plus en plus fort au XIXe siècle, mais l’artisanat marocain sût garder ses spécificités et résister à l’influence étrangère. Les tapis marocains ruraux et tribaux sont souvent appelés « tapis berbères » même s’ils sont conçus par des tribus arabophones étant donné le fait que la majeure partie de la population marocaine est issue de tribus originairement berbères.

Les tapis berbère marocain est un art populaire rural. Les tapis sont créés par des femmes qui habitent des logis primitifs dans les villages ou, dans le cas des semi-nomades ou nomades, dans des tentes. Les tapis sont réalisés durant leurs heures creuses. Les femmes marocaines ne fabriquent pas des tapis selon des modèles déterminés. Elles nouent ou tissent au gré de leur imagination créatrice, avec la plupart du temps un bon brin de fantaisie qui rend le tapis marocain une œuvre artistique.

Il est souvent dit que les tapis marocains sont inspirés des tapis d’Orient. A juste titre, les tapis marocains des villes de Rabat ou de Médiouna, villes arabophones, sont considérés comme étant inspirés des tapis orientaux. Ils ont pourtant leur propre caractère et se distinguent également des tapis berbères. Néanmoins, dans le reste du Maroc où on retrouve le fameux tapis berbère, il est incorrect de prétendre qu’ils sont inspirés des tapis d’Orient. Le kilim (klim) tissé du Maroc a ses propres motifs géométriques : chevron, triangle, carré, X, zigzag, étoile, croix, etc. Il n’existe pas de motifs floraux ou d’arabesques comme on le retrouve en Orient. Les motifs des tapis marocains berbères sont plus anciens et les tapis sont rarement symétriques.

La transmission des symboles berbères a su se transmettre de génération en génération. Les régions montagneuses de l’Atlas et les plaines atlantiques ont pu, par leur géographie, faire en sorte que les tisseuse ou noueuses marocaines berbères puissent perdurer leur art loin de l’influence des grandes civilisations de l’Antiquité et des échanges de la Route de la Soie. Toutefois, il existe une similitude quant à la technique du nouage et de certains motifs qui indique des racines communes beaucoup plus anciennes. Il se pourrait en effet que l’origine des tapis berbères marocains remonte au néolithique d’Asie Mineure, et pourrait peut-être être considéré comme le dernier témoignage de ce monde préhistorique.

Au Moyen-âge, les tapis marocains figurent parmi les cadeaux remportés par les ambassadeurs étrangers, ou décorent les caravanes princières. Au XVIe siècle, Jean Léon l’Aricain rapporte que le tapis marocain fait partie du trousseau de la mariée de Fès. Les tapis marocains de Fès sont en effet renommés pour leur finesse. Au XIXe siècle, le tapis marocain est l’un des produits les plus exportés vers l’Europe. Le tapis marocain représente un cadeau de choix, et on le retrouve notamment en France lors des expositions universelles. A la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, le tissage du tapis (kilim (klim)) est très présent dans quasiment toutes les villes marocaines. Au XXe siècle, une transformation de l’industrie du tapis marocain a lieu avec notamment l’intervention du Service des Arts indigènes. Des ateliers expérimentaux sont installés dans certaines villes du Maroc, particulièrement à Rabat, où de nouvelles techniques voient le jour afin d’obtenir des tapis identiques aux anciens modèles.

Fouta cinabre
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